René Guy Cadou, du naufrage
« …Il est prĂ©fĂ©rable de ne pas chercher Ă pĂ©nĂ©trer trop proÂfond dans ma vie, derÂrière le clapoÂtis des yeux il y a trop de naufrages, trop de vagues referÂmĂ©es sur des bourÂgeons naissants ». Â
« …Il est prĂ©fĂ©rable de ne pas chercher Ă pĂ©nĂ©trer trop proÂfond dans ma vie, derÂrière le clapoÂtis des yeux il y a trop de naufrages, trop de vagues referÂmĂ©es sur des bourÂgeons naissants ». Â
« Les gestes des ajoncs sur moi se sont posĂ©s ! L’oreille fine, les rochers m’ont Ă©coutĂ©. La terre m’a fait dans l’aube une gorge Blanche, secrète, bien creusĂ©e. Dans le temps du plus grand des masÂsacres, Nous vĂ®mes dans le soleil couchant Une place de fougère molle, jauÂnisÂsante Par le somÂmeil terÂriÂble et rayonnant […]
« …et le très cher Armand Robin (que je retrouÂvais tous les soirs Ă Meudon nous manÂgions ensemÂble et je m’effarais de ces yeux n’en finisÂsant pas d’être bleus oĂą tremÂblait souÂvent une larme de ses mains faites pour tuer tous les tauÂreaux de la bĂŞtise D’autres s’étonnaient de sa mise Après quoi on me […]
« Dans un pays d’enfance retrouÂvĂ©e en larmes, Dans une ville de batÂteÂments de cĹ“ur morts, (De batÂteÂments d’essor tout un berceur vacarme, De batÂteÂments d’ailes des oiseaux de la mort, De clapoÂtis d’ailes noires sur l’eau de mort). Dans un passĂ© hors du temps, malade de charme, Les chers yeux de deuil de l’amour […]
« … CerÂtaines nuits, comme de l’or A l’offertoire, les fenĂŞtres enflamÂment Toutes façades et toutes larmes, Ruches aux essaims bourÂdonÂnants. Car du feu qui rĂ©dime les sanÂglots Les abeilles ne tirent aucun miel. »