Apollinaire, Les sirènes
« SachĂ©-je d’oĂą provient, Sirènes, votre ennui Quand vous vous lamentez, au large, dans la nuit ? Mer, je suis comme toi, plein de voix machÂinĂ©es Et mes vaisÂseaux chanÂtant se nomÂment les annĂ©es.» Â
« SachĂ©-je d’oĂą provient, Sirènes, votre ennui Quand vous vous lamentez, au large, dans la nuit ? Mer, je suis comme toi, plein de voix machÂinĂ©es Et mes vaisÂseaux chanÂtant se nomÂment les annĂ©es.» Â
Vesna Parun est un des poètes les plus conÂnus d’ex-Yougoslavie. Elle est nĂ©e en 1927 dans une petite Ă®le dalÂmate, près de Ĺ ibenik : une insuÂlarÂitĂ© qui l’a proÂfondĂ©Âment marÂquĂ©e comme en tĂ©moignent ses peinÂtures  —  coquilÂlages, poisÂsons, mousses, algues coraux… Nous avions dĂ©couÂvert la poĂ©sie de Vesna Parun il y a de cela cinq ans maintenant […]
« Et le vent metÂtra feu aux draps, aux cheveux, Ă la plaie offerte au musc des sous-bois, Ă l’odorat du monde.»  Â
« MĂŞme endeuilÂlĂ©e, terne, Ă©teinte, La bruyère sur le talus m’escorte avec l’exquise dĂ©liÂcatesse des fleurs extĂ©nuĂ©es Elle est belle de sa lasÂsiÂtude, tenace de son dĂ©sir. En elle, par-delĂ la dĂ©tresse. c’est un bonÂheur qui sans frĂ©mir patiente tanÂdis que nous tremÂblons, Ă´ tremÂblons, mon amour. »  Â
« J’aurai voulu Ă©voquer ce souÂvenir, mais voilĂ il est presque totaleÂment effacĂ©, il n’en reste presque rien c’est si loin : lĂ tout au fond des annĂ©es de mon adoÂlesÂcence.  Une peau comme jasÂmin… AoĂ»t, c’était en AoĂ»t un soir… Était-ce en AoĂ»t ? Je me souÂviens Ă peine des yeux ; ils […]