Christian Hubin, Eclipse
« Et le vent metÂtra feu aux draps, aux cheveux, Ă la plaie offerte au musc des sous-bois, Ă l’odorat du monde.»  Â
« Et le vent metÂtra feu aux draps, aux cheveux, Ă la plaie offerte au musc des sous-bois, Ă l’odorat du monde.»  Â
« L’art de s’ennuyer se praÂtique tout en oscilÂlant entre la folle espĂ©rance du lendeÂmain et le subÂlime dĂ©senÂchanteÂment de l’heure. Un flâneur…c’est quelqu’un qui ne veut pas s’ennuyer assis. Monotonie…et ses trois o qui bâilÂlent Ă la chaĂ®ne; mailÂlon de l’ennui.» Â
« StupĂ©Âfait je m’arrĂŞte. Le directeur a son visÂage sĂ©vère. Je durÂcis subiteÂment le mien et, rapetisÂsant les yeux derÂrière le binÂocle, j’essaie de me metÂtre en selle. Le front lĂ©gèreÂment de cĂ´tĂ©, la bouche dĂ©portĂ©e, je reprends mon arguÂmenÂtaÂtion de crĂ©tin solenÂnel, dans l’éther de l’abstraction affairiste, mais sans oublier de ressenÂtir, et Ă […]
« MĂŞme endeuilÂlĂ©e, terne, Ă©teinte, La bruyère sur le talus m’escorte avec l’exquise dĂ©liÂcatesse des fleurs extĂ©nuĂ©es Elle est belle de sa lasÂsiÂtude, tenace de son dĂ©sir. En elle, par-delĂ la dĂ©tresse. c’est un bonÂheur qui sans frĂ©mir patiente tanÂdis que nous tremÂblons, Ă´ tremÂblons, mon amour. »  Â
« J’aurai voulu Ă©voquer ce souÂvenir, mais voilĂ il est presque totaleÂment effacĂ©, il n’en reste presque rien c’est si loin : lĂ tout au fond des annĂ©es de mon adoÂlesÂcence.  Une peau comme jasÂmin… AoĂ»t, c’était en AoĂ»t un soir… Était-ce en AoĂ»t ? Je me souÂviens Ă peine des yeux ; ils […]