Le cousin de Mahomet / NicoÂlas FroÂmaget / Ed AnacharÂsis /Â 2007
« Une bien Ă©trange mĂ©tĂ©orite que ce texte hybride du 18e sièÂcle, ni un roman libÂertin, ni vraiÂment un roman d’apprentissage, ni un roman philosophique, ni un roman d’aventure, il en est plutĂ´t le mĂ©lange savoureux. De plus, j’ai Ă©tĂ© très agrĂ©ableÂment surÂpris par la moderÂnitĂ© de la narÂraÂtion, partagĂ©e entre humour et ironie. Le jeune anti-hĂ©ros, ” Parisien l’Ecolier “, ne nous ennuie pas de conÂsidÂĂ©raÂtions philosophiques, au conÂtraire, il reste dans une forme de ouverÂture vis-Ă -vis du monde Ă l’entour. En fait, il le conÂsidÂère sans disÂcrimÂiÂnaÂtions, parÂfois cela lui rĂ©usÂsit, parÂfois non. Il n’en tire pas des conÂcluÂsions sur l’homme, sur la sociĂ©tĂ©, il parÂticipe Ă cette sociĂ©tĂ© difÂfĂ©rente en accepÂtant avec des yeux curieux l’altĂ©ritĂ© que lui prĂ©sente les renÂconÂtres et les pĂ©ripĂ©ties de son exil. La rĂ©usÂsite de cet ouvrage est d’avoir aussi bien campĂ© le dĂ©cor qu’on puisse le faire, l’Orient n’y est pas pris en otage d’un genre de pacotille (roman libÂertin, roman oriÂenÂtal, roman de voyÂage), il est le lieu de l’échange et de la dĂ©couÂverte d’un jeune homme, de son dessilleÂment en mĂŞme temps que sa nourÂriÂtÂure. Peu fĂ©ru des grands clasÂsiques du 18e s (LacÂlos, Voltaire, Diderot), j’ai adorĂ© l’écriture de FroÂmaget et son proÂpos : ouvert et criÂtique, humain et drĂ´le, pasÂsionnĂ© et sobre. »
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