« Marthe que ces vieux murs ne peuÂvent pas s’approprier, fontaine oĂą se mire ma monarÂchie soliÂtaire, comÂment pourrais-je vous oublier puisque je n’ai pas Ă me souÂvenir de vous: vous ĂŞtes le prĂ©sent qui s’accumule. Nous nous unirons sans avoir Ă nous aborÂder, Ă nous prĂ©voir comme deux pavots font en amour une anĂ©Âmone gĂ©ante.
Je n’entrerai pas dans votre cĹ“ur pour limÂiter sa mĂ©moire. Je ne retiendrai pas votre bouche pour l’empĂŞcher de s’entrouvrir sur le bleu de l’air et la soif de parÂtir. Je veux ĂŞtre pour vous la libÂertĂ© et le vent de la vie qui passe le seuil de touÂjours avant que la nuit ne deviÂenne introuvable.»
