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Arthur Rimbaud, Les assis


Noirs de loupes, grêlés, les yeux cer­clés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sin­ciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les flo­raisons lépreuses des vieux murs ;

Ils ont greffé dans des amours épilep­tiques
Leur fan­tasque ossa­t­ure aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux bar­reaux rachi­tiques
S’entrelacent pour les matins et pour les soirs !

Ces vieil­lards ont tou­jours fait tresse avec leurs sièges,
Sen­tant les soleils vifs per­caliser leur peau
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Trem­blant du trem­ble­ment douloureux du crapaud…

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